[création de personnage] Les Héros de BD – Première partie

Fiche 1 - la création de personnage, Le Défi
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Premier stip des Petits Ardennais – © Cyril Leclercq

Les héros de la bande dessinée ont été longtemps un mystère pour moi. Quand j’étais gamin, plongé dans mes albums, j’étais Tintin, j’étais Tanguy ou j’étais Alix. J’aimais bien m’identifier à ces héros super courageux qui ne craignaient personnes. Ces personnages étaient tellement au-dessus de tout qu’ils en devenaient presque intouchables. Les méchants ne pouvaient rien contre eux car ils étaient le bien incarnés et sur l’échelle de mon admiration ils étaient juste en dessous de ma mère 🙂

Depuis j’ai grandi et je me suis intéressé à d’autres personnages plus sombres, plus torturés tout du moins beaucoup plus complexes. J’aime toujours lire un bon Tintin mais adulte, la profondeur du capitaine Haddock et de ses défauts bien plus humains font échos à ma propre condition. J’aimerais qu’on discute ici de la typologie des héros de bandes dessinées.

1-Le héros classique

Mon aventure commence ici !

Le Défi

 

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé lire des bandes dessinées. Mes parents auraient certainement préféré que je lise de “vrais livres” mais j’étais mille fois plus attiré par Tanguy et Laverdure, Tintin, Lucky Luke que Jules Vernes, Zola et consorts…

J’étais fils unique ! Je peux vous dire que les soirées d’hivers étaient très longues. Mon tempérament m’interdisaient tout rapprochement avec mes semblables. Je peux vous avouer, les amis, que j’ai bouffé des tonnes et de tonnes de BD. Je me retrouvais alors absorbé par un univers que je pouvais maîtriser. J’ai pris alors un crayon, une feuille et après une bonne inspiration, je réalisais mon premier dessin : un Tintin… de profil. Une vocation était née… Je serais pilote de chasse ! Oui, j’avais 10 ans… Mais bon dans ma tête germait une petite graine.

Je grandissais, inéluctablement ! Et mes petits doigts s’évertuaient à dessiner les têtes de mes héros favoris : Tanguy et Laverdure, Tintin, Milou, Mickey, Lucky Luke, et tout ce qui me passaient par les mains. C’est vrai que mes parents auraient préféré que je m’intéresse plus à Jules Verne et Zola (mes lecteurs auraient apprécié), mais bon que voulez-vous, la passion domine, là où la raison voudrait qu’on s’arrête. Pour la peine, mon père décida qu’il était temps que je prenne des cours de… musique ! Ça n’aide pas !